Apocalypse Now, film-making taken to the point of insanity

‘I love the smell of Napalm in the morning’. Une phrase culte parmi les fans de cinéma.

Eh oui, aujourd’hui nous allons une fois de plus parler cinéma. Il y a tellement de choses à raconter sur ces trucs qu’on appelle des films qui racontent des trucs et nous font ressentir des trucs.

Bref.

J’essayerais de ne pas me laisser emporter et réciter une ode au septième art mais on peut tous avouer que les films sont géniaux et je dirais même que le cinéma est quelque chose d’important. Ce qui est fascinant c’est que beaucoup de gens ne réalisent pas tout le travail qu’il y a derrière la production d’un film. Des mois de tournages, les longues heures, le manque de sommeil, les dangers, les imprévus. Tout le sang et les larmes de l’équipe condensés en environ 120 minutes pour le plaisir d’un publique affalé devant leur télé un dimanche soir.

Que ce soit un court métrage ou un long métrage le volume de travail est massif. Mais il y a un exemple qui sort du lot. Un tournage qui a poussé l’équipe aux limites de leur capacités physique et surtout mentale ; je parle du tournage apocalyptique d’Apocalypse Now.

Apocalypse Now est un film de guerre épique, déjanté et honnêtement rock’n’roll. Écrit par John Millius, réalisé par le grand Francis Ford Coppola et sorti en 1979, ce film se passe durant la désastreuse guerre du Vietnam et raconte l’histoire d’un Capitaine du nom de Willard qui a pour mission d’assassiner le Colonel Walter E. Kurtz qui apparemment est devenu fou et a rassemblé un groupe de rebelles qui le voient comme une sorte de demi-dieu.  Avec une bande son limite psychédélique, le film ne focus pas forcément sur les faits historiques mais plus sur l’énergie chaotique de la guerre ; la folie, la confusion, l’horreur et l’impact psychologique sur les soldats.

Le film devait supposément être réalisé par un certain Georges Lucas mais suite à plusieurs complications il laissa tomber le projet pour se concentrer sur une série de films qui se passent dans l’espace ou un truc du genre… Coppola, qui avait les yeux sur le script depuis un moment embarqua sa petite famille et son équipe le 1er mars 1979 et mis les voiles vers les Philippines pour un tournage qui devait durer quatre mois avec un sympathique budget d’environ 13 millions de dollars.

Little did they know dans quoi ils s’embarquaient…

La longue liste de problèmes commença déjà en quelques jours quand Coppola décida de remplacer son acteur principal, Harvey Keitel, par Martin Sheen qui à l’époque souffrait d’alcoolisme.

Quelques semaines plus tard un énorme cyclone frappa les Philippines de plein fouet détruisant plus de 50% du décor qui avait pris des mois pour être construit. Une grande partie de l’équipe rentra aux États-Unis pendant que les autres restèrent bloqués sur place dans la gadoue. Un des membres de l’équipe témoigna que la pluie était tellement forte qu’elle formait un mur blanc devant leurs yeux et que les arbres se penchaient à 45 degrés.

Coppola a réussi à négocier un deal avec le président des Philippines lui donnant la permission d’utiliser ses hélicoptères et ses équipements militaires. Mais durant le tournage les hélicoptères étaient fréquemment rappelés pour repousser un groupe de rebelles communistes qui essayaient de s’emparer du Sud du territoire.

Le fameux Marlon Brando, désigné pour jouer le Colonel Kurtz, arriva sur place trop gros… yep… sans avoir lu le script et du coup n’ayant pas la moindre idée de son texte. Coppola passa des jours à lui lire le script et le convaincre de l’apprendre mais Brando ne voulait rien entendre. La solution au final était de poser la camera devant lui et le laisser improviser

En parlant  d’attendre que les choses se passent, Coppola était constamment en train de réécrire la fin du script sur le tournage. Il n’arrivait simplement pas à créer une fin qui le satisfaisait… ça le rendais fou.

Sa santé mentale se dégrada peu à peu. Il mentionna à plusieurs reprises vouloir mettre fin à ses jours. Le film était financé avec son propre argent et il serait endetté jusqu’au cou si le projet ne devenait pas un succès commercial. Ses nuits étaient hantées de cauchemars. Tout le monde étouffait sous une chaleur infernale et ne voyait pas la lumière au bout du tunnel. Coppola lui-même a dit dans une interview ; ‘Nous étions dans la jungle, beaucoup trop nombreux, avec accès à trop d’argent, trop d’équipements et petit à petit nous sommes devenus fou’.

Le 5 mars 1977, l’acteur principal Martin Sheen est foudroyé par une crise cardiaque. Il rampe jusqu’à la rue et se fait ramasser par un bus qui l’emmène à l’hôpital. A ce moment Coppola succombe à un autre mental breakdown. Si le mot de l’incident arrive jusqu’en Amérique c’est fichu… Mais heureusement Sheen recommença à travailler après trois semaines de repos.

Finalement le tournage se termine, non pas après 4 mois comme prévu, mais après 238 interminable jours… Et le budget final qui a explosé jusqu’à 31.5 millions de dollars.

Le film est aujourd’hui un des plus grands classiques du cinéma, heureusement d’ailleurs !

C’est un témoignage de l’horreur de cette guerre mais aussi un témoignage de la détermination humaine.

N’oublie pas, retrouve toutes tes actus préférées sur moodz.mu, et sur nos pages Facebook et Instagram.

LEARN – LAUGH – LIKE !

Partage sur

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on google
Share on whatsapp
Share on pinterest

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Posts populaires

À Propos

Contactez-nous

Qui nous sommes

Le premier média interactif mauricien qui vous informe, vous divertit et vous fait sourire à travers des contenus différents.

Ce que nous faisons

MOODZ crée et diffuse différents formats de contenus originaux avec un style authentique et un ton décalé qui nous sont propres.

Articles

Vidéos

Podcasts

Quelques chiffres

2

ans
d'existence

8

vidéos
par mois

8

articles
par mois

2

podcasts
par mois

24,877

abonnés
sur Facebook

2,926

abonnés
sur Instagram

157,174

vues en moyenne
par post

23,264

taux d'engagement moyen par post

Partenaires

Trouvez-nous

41 A, rue de la Canistelle, 
Quartier du Baobab
Labourdonnais, île Maurice

E : [email protected]
T : +230 266 76 38

Moodz © 2020 – All Rights Reserved 
Designed and Developed by Beyond Communications

Contactez-nous ?

Les champs marqués d’un * sont obligatoires

41 A, rue de la Canistelle, Quartier du Baobab Labourdonnais, Mauritius

+230 266 76 38

Trouvez-nous

41 A, rue de la Canistelle, 
Quartier du Baobab
Labourdonnais, île Maurice

E : [email protected]
T : +230 266 76 38

Moodz © 2020 – All Rights Reserved
Designed and Developed by Beyond Communications