La Journée Mondiale des Océans ; La fête des Mers ?

Avis aux thalassophiles ! Nous observons aujourd’hui la journée mondiale de l’océan et comme le dirait le commissaire Gibert dans TAXI, « ALERTE GENERAAAAALE !!! »

L’heure est grave, chers amis ! Nos océans recouvrent 70% de la surface de notre planète et oui, je sais, ena boku delo. Cependant, cela ne justifie aucunement un manque d’intérêt envers ce qui se passent dans nos océans. (A lire avec une voix de documentaire) Nous allons parler de surpêche, de pollution et de négligence des océans ; bienvenus dans ce dossier de Moodz.

Nos océans produisent la moitié de l’oxygène dont nous avons besoin pour respirer. Il faut savoir que non seulement le grand bleu nous approvisionne en air pur qui est évidemment essentiel à notre survie, mais il absorbe également une très grande quantité des excès de carbone et de chaleur que nous produisons. Quand on témoigne des activités humaines telles que la surpêche ou la pollution marine, on réalise que ce système écologique unique en son genre est malheureusement en rapide détérioration.

Savais-tu que la surface des océans qui appartiennent à la haute mer, soit la moitié de la surface de notre planète, est hors des contrôles judiciaires nationaux ? Il existe bien certaines lois concernant ces zones mais en raison d’une application timide, voire absente, on pourrait comparer la haute mer à un pays défaillant. Le message est simple : Si nous ne nous activons pas pour faire bouger les choses et apporter des changements conséquents de manière durable, les effets sur la moitié de notre planète seront irréversibles !

Parlons de surpêche ! Inévitablement. Je suppose que plusieurs d’entre vous ont vu le documentaire-choc ‘SEASPIRACY’ ? Ça vous a choqué ? Vos habitudes ont changé ? Hmm.
La surpêche est un fléau qu’on ne réalise pas forcément étant donné qu’on ne passe pas nos journées en mer ou dans les ports de pêche. Selon les Nations Unies et la FAO, 70% de la biomasse marine est surexploitée. On dit qu’elle est surexploitée parce qu’elle ne peut plus se régénérer à temps à cause du rythme de la pêche. Le résultat ? 30% des populations de poissons ne sont plus qu’à seulement 10% de leur niveau normal. Attends, il y a pire ! Sur les 9,000 à 10,000 tonnes de poissons qui sont pêchés par heure, OUI, PAR HEURE, presque la moitié est gaspillée. Cela concerne les prises accidentelles qui sont rejetés par-dessus bord par exemple. Le sort d’une partie importante du stock pêché est tout aussi surprenant ; environs 25% de la production de la pêche mondiale est destinée à nourrir les animaux d’élevage. Comprends-tu l’absurdité biologique de ce processus ? J’explique. Nous pêchons des protéines animales pour élever d’autres animaux d’élevage qui à leurs tours sont destinés à fournir des protéines animales à des fins de consommation humaine. Vas-y, prends quelques secondes, respire et ensuite on attaque le prochain paragraphe.

Passons de la surpêche à la pollution marine. Ne tombons pas dans l’évidence en pensant juste aux bateaux qui déversent sans scrupules certaines substances dans nos eaux ou aux déversements d’huiles accidentelles. La pollution des eaux prend ses sources bien plus loin. Intéressons-nous un moment aux extractions minières qui causent d’innombrables dégâts et rejettent des boues de forage toxiques dans l’environnement. Au fil du temps, les sociétés minières ont commencé à aller à des profondeurs plus importantes afin d’extraire les richesses des fonds marins sans penser aux dégâts apportés aux espèces rares. Apart le forage, il y a les méthodes acoustiques que ces sociétés emploient afin de sonder et repérer des nappes de pétrole peuvent assourdir et désorienter les cétacés. Cela peut même les tuer. Comment ? Les cétacés qui perdent leur ouïe ont d’énormes soucis à se repérer et communiquer. Ils finissent donc très souvent par s’échouer.

La majorité de nappes polluantes retrouvée en mer viennent des industries, de l’agriculture et des usages domestiques. Quand les eaux usées sont rejetées dans les écosystèmes côtiers, cela cause une augmentation de l’activité microbienne par la fourniture de matière organique. Le problème est que ces microbes viennent épuiser l’oxygène et cet épuisement créer à son tour, des zones mortes ou d’autres espèces marines ne peuvent survivre.

Vois-tu cher ami, je n’ai même pas eu à te parler de l’ile de déchet flottante dans le pacifique qui fait trois fois la taille de la France, des espèces invasives, du changement climatique ou encore, de la destruction des habitats. Les quelques choses que nous avons abordées suffisent à te faire prendre conscience de la gravité de la situation entourant l’état de nos océans.

Qu’attendons-nous donc pour agir ? Est-ce que les petits efforts individuels suffisent ? Quelles sont les associations à qui nous pouvons faire confiance ? Qui dit vrai ?

Tellement de questions !

Vous savez quoi ? Transformons la section des commentaires en un forum de discussion autour de la préservation de nos océans.

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